Sénior cadre

Cerveau et Age font-ils bon ménage ?

Nos performances intellectuelles diminuent avec l’âge. Ce n’est pas un scoop, mais est-ce une fatalité ? Les neurosciences nous certifient que non depuis plusieurs années. Voici pourquoi :

Oui, le déclin des capacités cognitives démarre dès l’âge adulte, soit autour des 25 ans. Oui, notre matière cérébrale perd chaque année des neurones. Oui, logique et représentation spatiale faiblissent sensiblement. Oui, les temps de traitement de l’information s’allongent légèrement. Certes, la mémoire connaît quelques petits ratés.

Mais certains domaines résistent, voire s’améliorent : la mémoire des connaissances (sémantique) augmente, celle des savoir-faire également (procédurale). A 80 ans, les capacités verbales et l’intelligence sont quasiment équivalentes à celles des décennies antérieures. Donc rien de vraiment méchant si comme dans la grande majorité des cas, aucune maladie neurodégénérative ne se cache derrière…et si nous pratiquons un minimum d’activités.

Car là est le secret. Pour garder la forme intellectuellement, il existe 3 règles d’or :

  1. Pratiquer des activités …  intellectuelles 
  2. Pratiquer des activités …  sociales
  3. Pratiquer des activités …  sportives

Commençons par la règle N°3. Car si nous savons de longue date que la pratique sportive régulière est excellente pour la santé, nous avons découvert il y a peu ses bienfaits sur la matière grise et blanche. Les études montrant l’amélioration des performances cérébrales avec le sport ne se comptent plus désormais. La raison majeure de ces résultats bénéfiques réside dans une meilleure oxygénation et alimentation du cerveau via une meilleure circulation sanguine.

chien qui lit

Revenons aux règles d’or N° 1 et 2 :  les activités intellectuelles, quelles qu’elles soient, et les relations sociales permettent de maintenir, voire faire progresser nos capacités cognitives. Les scientifiques pensaient jusqu’à il y quelques années que nous naissions avec tous nos neurones et que notre cerveau ne pouvait que décliner avec le temps. Nous savons désormais que ce dogme est doublement erroné.

1- Des neurones naissent chaque jour dans notre cerveau.

2- Ce dernier peut considérablement évoluer en créant de nouvelles connexions.

Toute activité intellectuelle ou sociale permet de créer de nouvelles connexion et d’utiliser à bon escient nos neurones tout neufs sortis des fabriques que sont notre hippocampe et notre bulbe olfactif.

 

Cette évolution permet de compenser la perte de neurones et de connexions, qui agit de manière imperceptible et progressive. Simplement, la perte devient sensible lorsque le cumul est devenu significatif. Il n’y a donc pas d’âge fatidique comme certains le pensent :  ni 60 ans, ni 80 ans.

Et surtout notre évolution cérébrale peut varier considérablement d’un humain à l’autre en fonction de notre mode de vie et de nos activité …  à tel point que ce déclin saute aux yeux chez certains alors que chez d’autres, il n’est pas sensible à âge identique.

Si vous n’êtes pas totalement convaincu, allez faire un tour dans une salle de télévision de maison de retraite . En sortant, pensez à Jean D’Ormesson, Victor Hugo ou Fontenelle… si vifs d’esprit à un âge ou d’autres ont leurs neurones si ramollis par la passivité.

 

Alors restez actifs et curieux !

Pour en savoir plus :

Observatoire B2V des Mémoires avec notamment les travaux de Hélène AMIEVA, docteur en neurosciences et neuropharmacologie, chercheur à l’INSERM à Bordeaux

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